Mediapart : En psychiatrie, « avec le confinement, on revient à quelque chose d’asilaire »
Cécile Andrzejewsk
i6 avril 2020
Comment se déroule le confinement pour des patients bien souvent déjà enfermés ? En psychiatrie, l’épidémie de Covid a réduit les espaces de liberté des malades et révèle crument les différences de pratiques selon les établissements.
Le 8 mars, Patrick fait une tentative de suicide. De lui-même, il contacte le Samu, mais le numéro est saturé d’appels et sonne (…)
Comité inspection du travail du NPA 6 avril 2020
A l’issue du conseil des ministres du 25 mars 2020, Muriel Pénicaud a commis un de ses fameux lapsus, évoquant une période de « confinement des droits ». On ne saurait mieux caractériser le traitement réservé aux droits des salarié·e·s au prétexte de l’urgence sanitaire. L’ordonnance du 25 mars « portant mesures d’urgence en matière de congés payés, de durée du travail et de jours de repos » en constitue un axe essentiel, mais non le seul. (…)
PAR AGNÈS ROUSSEAUX 7 AVRIL 2020
La gestion de la crise sanitaire par le gouvernement français est-elle à la hauteur ? Aux erreurs, lourdes de conséquences, commises jusqu’à mi-mars, s’ajoutent une inquiétante désinvolture face aux alertes de l’OMS et une communication incohérente. L’exécutif se révèle incapable de sortir de ses schémas de pensée.
« Rendre des comptes ». L’expression tourne et s’amplifie de jour en jour. Dans le brouillard de la situation actuelle, face aux (…)
Depuis l’arrivée du coronavirus en Europe un pays étonne par ses chiffres : l’Allemagne. Comment expliquer qu’il y ait si peu de personnes touchées outre-Rhin ? Par Clémence Gardeil, journaliste
Rédigé le 04/04/2020
Avec un peu plus de 1000 morts et près de 80 000 cas déclarés de covid 19, le taux de létalité du virus est d’environ 1,3%. Loin des chiffres français ! Dans l’Hexagone depuis le début de la crise, 4 503 personnes sont mortes et près de 60 000 Français ont été contaminés, (…)
Entretien avec Frédéric Gibert, élu CGT au Conseil social et économique de l’usine pharmaceutique Famar de Saint-Genis-Laval, entreprise en redressement judiciaire, à côté de Lyon.
Votre production de médicaments est prévue d’être délocalisée voire arrêtée, peux-tu nous expliquer les causes ?
Le site pharmaceutique est issu du groupe Rhône-Poulenc puis Aventis, qui l’a cédé en 2004 au groupe grec Famar (détenu par la famille Marinopoulos, il fut sévèrement touché par la crise grecque). (…)
Les deux avocats dénoncent l’archaïsme de la loi de 1898, qui ne permet pas de réparer le préjudice subi par les victimes contaminées au travail.
Il y a plus d’un siècle, à propos du débat sur la loi portant réparation des accidents du travail, le professeur Louis Josserand (1868-1941) rappelait l’impossible neutralité du droit. Si un système juridique est incapable après un accident d’attribuer le risque, alors la place vide du responsable sera occupée par la victime. C’est elle qui dans (…)
« En même temps » qu’ils multiplient les éloges sur les personnels de santé des hôpitaux publics, nos gouvernants commandent en douce des rapports qui visent à poursuivre l’asphyxie de notre système de santé publique !
Cette haute trahison, cette forfaiture, intervient alors que médecins, infirmiers ou réanimateurs se saignent aux quatre veines pour soigner et sauver des vies en mettant la leur en danger du fait même des pénuries et négligences gouvernementales. Ce sale coup se prépare (…)
En exclusivité pour France 3 Lorraine, Christophe Lannelongue, le directeur de l’Agence régionale de santé Grand Est revient sur une polémique qu’il a provoquée le 4 avril en pleine crise sanitaire. En cause, un plan d’économies pour l’hôpital de Nancy visant à supprimer 598 emplois et 174 lits.
Par Jean-Christophe Panek Publié le 05/04/2020
Depuis le 4 avril 2020, à coup de tweets et de communiqués, une polémique est née à Nancy mettant en cause la gestion de l’Agence régionale de santé (…)
Le philosophe Pierre Zaoui invite à penser l’après-crise sanitaire. Ne baissons pas les armes, affûtons-les, nous dit-il.
Que faire ? Libertés publiques et garanties sociales s’amenuisent à mesure que l’épidémie grignote chaque jour un peu plus la France. Le gouvernement légifère par ordonnances, et nous contemplons les rues vides depuis les fenêtres de notre appartement – notre maison pour les plus chanceux. Douloureux, le confinement se vit comme un match de boxe face à un adversaire (…)