Environnement et facteurs dégradant la santé

France Info : Pendant la canicule du début du mois de juillet, "1 243 décès en excès" ont été recensés, annonce Santé publique France

il y a 1 mois, par infosecusanté

France Info : Pendant la canicule du début du mois de juillet, "1 243 décès en excès" ont été recensés, annonce Santé publique France

Cette augmentation de la mortalité ne peut toutefois pas encore être imputé avec certitude à la chaleur. Les autorités sanitaires le sauront à la fin de l’été, une fois que toutes les données auront été analysées.

Article rédigé par Florence Morel France Télévisions

Publié le 19/08/2026

Combien de vies emportées par les fortes chaleurs cet été ? Entre le 3 et le 22 juillet, "1 243 décès en excès" ont été recensés par Santé publique France (SPF), a annoncé mercredi 19 août le ministère de la Santé lors d’un point-presse. "Les décès ont lieu dans tous les lieux, mais avec un signal fort concernant les décès à domicile", a précisé le ministère. Cet "épisode caniculaire" a certes été "moins intense" que celui de juin, mais il a été "remarquable par sa durée et son étendue territoriale, avec 78 départements concernés, soit 78,5% de la population hexagonale", a détaillé Sébastien Denys, directeur santé-environnement-travail au sein de SPF.

Ce bond de la mortalité "toutes causes", qu’on ne peut pas encore imputer avec certitude à la chaleur, a été constaté "dans toutes les catégories d’âge", en particulier "chez les plus de 45 ans", a poursuivi Sébastien Denys. "Les personnes âgées de 75 ans et plus constituent les trois quarts de ce bilan provisoire avec au moins 917 décès en excès", note SPF, dans un bulletin publié dans la foulée du point-presse. Le nombre de morts imputable à la chaleur, lui, ne sera connu qu’"à l’issue de la période estivale, aux alentours de septembre-octobre", a ajouté Sébastien Denys. Cela dépendra de la fin des épisodes caniculaires. Nous aurons alors une estimation de la part imputable à la chaleur."

Les Pays de la Loire plus fortement touchés
La région la plus touchée par cette surmortalité est celle des Pays de la Loire, avec 236 décès en excès. Elle est suivie de la région Auvergne-Rhône-Alpes (163 décès en excès), puis de la Bretagne (152). Celle qui a été le moins concernée est la Corse, car "la population a été exposée de manière moins intense à la chaleur sur la période", poursuit SPF.

Par ailleurs, cette hausse de la mortalité a été constatée dans "tous les types de lieux". Ainsi, 51,1% des décès en excès ont été enregistrés à l’hôpital, 25,9% à domicile et 18,5% dans les Ehpad. Mais ces données sont à prendre avec prudence, "car les codages des lieux de décès peuvent être ambigus, souligne Sébastien Denys. Un décès en Ehpad peut être comptabilisé à domicile et un décès à l’hôpital peut survenir alors que le patient a été exposé à la chaleur chez lui."

Lors du précédent bilan, daté du 22 juillet, l’agence de santé publique avait recensé "5 764 décès en excès" pendant la canicule exceptionnelle qui a touché le pays entre le 17 juin et le 2 juillet. Il s’agissait alors d’une surmortalité jamais observée en France depuis celle de 2003.