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France Info : Le test de dépistage de l’exposition au cadmium désormais remboursé pour les patients à risque

il y a 1 mois, par infosecusanté

France Info : Le test de dépistage de l’exposition au cadmium désormais remboursé pour les patients à risque

Ce test urinaire peut être prescrit depuis mardi par un médecin aux "personnes potentiellement surexposées du fait de leur lieu de résidence" et à celles surveillées pour "une intoxication chronique au cadmium".

Article rédigé par franceinfo avec AFP France Télévisions

¨Publié le 16/06/2026

Le dépistage de l’exposition au cadmium en laboratoire de ville est désormais remboursé pour les patients à risque. Cette décision de l’Union nationale des caisses d’Assurance-maladie est appliquée depuis mardi 16 juin. Le dosage urinaire du cadmium, appelé cadmiurie, peut être prescrit par un médecin aux "personnes potentiellement surexposées du fait de leur lieu de résidence", quand "le sol a été préalablement reconnu par les autorités compétentes comme étant pollué par le cadmium" et à celles surveillées pour "une intoxication chronique au cadmium", précise le site du gouvernement(Nouvelle fenêtre) .

En cas de cadmiurie élevée chez ces patients, un dosage du cadmium dans le sang, réalisé en complément, sera également pris en charge. Chacun des deux actes de biologie médicale sera tarifé 27,50 euros et remboursé à 60% par l’Assurance-maladie, le reste étant pris en charge par la complémentaire santé. Le patient devra toutefois régler 2 euros de "participation forfaitaire" qui restent à sa charge sur chaque acte de biologie médicale, comme pour toute consultation chez le médecin.

Une "imprégnation préoccupante"
En 2025, près de la moitié de la population française présentait des expositions au cadmium dépassant les valeurs sanitaires de référence, selon l’Agence de sécurité sanitaire (Anses), qui juge cette "imprégnation préoccupante". Dans un rapport publié en mars, l’Anses confirme que, hors tabac, l’alimentation est en France la principale source d’exposition au cadmium, classé comme "cancérogène, mutagène et toxique pour la reproduction". L’imprégnation des sols est largement due aux pratiques agricoles et notamment à l’utilisation d’engrais phosphatés.

La Haute autorité de santé préconisait en 2024 de dépister les résidents "potentiellement surexposés" des territoires aux sols géologiquement riches en cadmium (Champagne, Charente, Jura, Massif central...) ou riverains des 7 000 sites pollués par une implantation industrielle, qui se contaminent en inhalant des poussières ou en ingérant des aliments cultivés localement.

"Mais on n’exclura pas les personnes vivant hors de ces sites qui pourraient être sur-imprégnées : ce sera au médecin de juger, face à un problème rénal ou osseux par exemple, de la nécessité de ces analyses", a précisé mi-mai le ministère de la Santé à l’AFP.