Hantavirus

France Info : Foyer d’hantavirus sur un navire de croisière : l’origine de la contamination pourrait être antérieure au voyage

il y a 4 semaines, par infosecusanté

France Info : Foyer d’hantavirus sur un navire de croisière : l’origine de la contamination pourrait être antérieure au voyage

Publié le 07/05/2026

Article rédigé par France 2 - Récit : E. Meyer, Montage : C. Krauskopff-Wolff - Édité par l’agence 6Medias
France Télévisions

Le bateau de croisière touché par un foyer d’hantavirus fait route vers l’Espagne, jeudi 7 mai. Les passagers et personnels sont toujours confinés à bord du "MV Hondius", alors que trois personnes sont décédées et que trois autres ont été évacuées. Les experts sont à l’œuvre pour déterminer l’origine de l’épidémie.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.

Le navire de croisière "MV Hondius" a quitté mercredi soir sa zone de mouillage au large du Cap-Vert, en direction des Canaries (Espagne). Objectif : désormais remonter à l’origine du foyer d’hantavirus, dont les symptômes sont la fièvre et une possible atteinte respiratoire et cardiaque.

Selon une experte de l’Organisation Mondiale de la Santé, la contamination ne s’est pas faite sur le bateau. La date de départ ne coïncide pas avec la période d’incubation, d’un minimum d’une semaine : "On est plutôt autour de deux, trois semaines. Donc le monsieur qui était sur le bateau, qui a embarqué le 1er avril et qui a commencé à être malade le 6 avril, n’a pas pu s’infecter sur le bateau ou sur une des îles", pointe Anaïs Legand, experte technique sur les fièvres hémorragiques virales à l’OMS.

Une transmission plus faible que le coronavirus
En Argentine, les scientifiques tentent de déterminer l’origine de l’épidémie. Sur place, le nombre d’infections au virus a doublé ces deux dernières années, en raison notamment du réchauffement climatique. Daisy Morinigo, mère de famille, a perdu son fils de 14 ans : "Ils ont dit à son père que ça pourrait être la dengue, car elle se manifeste de façon similaire, mais les symptômes étaient différents. Ils ne savaient pas exactement ce que c’était", raconte-t-elle.

L’hantavirus, responsable de la mort de deux malades sur cinq, se transmet moins bien que le coronavirus. Les experts excluent à ce stade un risque d’épidémie globale.